Coordinateur•rice sportif•ve

Dans quelle structure peut-on exercer ?

Seules les structures avec un projet compétition “fort” organisent leur activité avec un•e coordinateur•rice sportif•ve. La fonction se retrouve notamment au sein des clubs avec une “filière sportive” avec des collectifs R3, puis équipe de club benjamin, puis équipe de club minime, puis équipe de club espoir.
La personne joue un rôle clé dans les structures dédiées à la compétition telles que les centres d’entraînement ou les pôles espoirs.

Qui sont les professionnel•les dans nos clubs de Normandie ?

Pierre (1986) : Coordinateur sportif à la SRHavre. 

« La coordination sportive nécessite de coordonner ce que font les entraîneur•ses, la partie compétition et le développement sportif du club. Je m’occupe en grande partie de superviser les équipes pour assurer une certaine cohérence dans les activités sportives du club. Je m’occupe par exemple de veiller à ce que chaque niveau de groupe participe aux régates de sons niveau en priorité, à ce que les volumes d’entraînement soient adaptés et à ce que la transition se fasse au mieux lors de la progression de l’enfant. Pour ce faire, les entraîneur•ses doivent être aligné•es et bien communiquer entre eux ce que je chapote. Mon rôle est particulièrement sollicité dès qu’il y a des conflits à gérer pour les régler au plus vite et contenter au mieux les différentes parties prenantes. Je suis également chargé•e de la supervision de toute la vision matérielle à l’échelle au-dessus de l’entraîneur•se qui gère son groupe puisque je connaîs mieux la vision d’ensemble et la stratégie mise en place pour toute la structure. »

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Cédric (1977) coordinateur sportif à la ligue depuis 2005

Ma motivation première, c’est de permettre à tout le monde de pratiquer la compétition en voile.
Au sein du pôle, c’est un peu différent, l’enjeu est de permettre aux jeunes normands d’accéder à la compétition de haut niveau et faire en sorte que la Normandie soit considérée comme une terre de formation des marins au niveau international. On est en Normandie, on a les ressources pour former les marins et on a des marins capables d’aller au plus haut niveau international.
Le métier de coordinateur sportif est très intéressant, notamment parce qu’il permet de travailler dans de nombreuses directions :

  • Structuration de la pratique compétition avec le réseau,
  • Stratégie de développement sportif de la structure,
  • Coordination d’une équipe d’entraîneurs,
  • Offrir un accompagnement individuel complet : entraînement sportif, socio-professionnel, physique, mental, projet,
  • Mettre en relation les équipes et les coureurs avec divers experts,
  • Accompagner toutes les carrières.

Les diplômes pour accéder au métier ?

Il n’existe pas de diplôme spécifique pour la coordination sportive. Cependant, le profil habituellement recherché est celui d’une personne expérimentée dans l’entraînement.
Certains diplômes préparent davantage à la coordination sportive tels que le BPJEPS Voile, le DEJEPS Voile perfectionnement sportif, ou les cursus universitaire STAPS (management sportif).

En quoi consiste le métier ?

Le métier ne représente qu’une partie du temps de travail, notamment lorsque la personne est par ailleurs entraîneur•se ou directeur•rice. La logique est plutôt celle d’une veille (anticiper les dysfonctionnements), d’une action managériale (encadrer les entraîneurs et les faire travailler en équipe) et d’une mise en place de méthodes (procédure de fonctionnement, outils types, jalons, règles et principes).

Le•a coordinateur•rice est à la fois dans une démarche qualité et dans une démarche de développement (projet de croissance).

À quoi ressemble son travail et son quotidien ?

Dans le meilleur des cas le•la coordinateur•rice est peu sollicité•e lorsque tout est bien organisé, géré par les entraineur•ses.
Le•a coordinateur•rice doit maîtriser des périodes clé :

  • Recrutement,
  • Orientation,
  • Rentrée,
  • Périodes de championnats,
  • Périodes d’investissement,
  • Périodes de bilan ou de promotion.

Mais également garantir certaines fonctions : 

  • Règlements technique pour les activités sportives,
  • Règlement sportif du club, ou contrat individuel avec les coureurs ou les familles,
  • Procédure d’inscription ou d’intégration,
  • Procédure d’attribution du matériel ou des programmes,
  • Programmes sportifs,
  • Filière sportives proposées aux jeunes (projet sportif),
  • Budget,
  • Répartition des rôles dans le staff,
  • Collaboration entre les entraîneur•ses et les groupes,
  • Communication interne et externe,
  • Relation avec les parties prenantes : entraîneur•ses régionaux•ales, référent•es sportif•ves ligue ou FFV, Pôles, Direction des sports des collectivités et de l’Etat,
  • Plan d’investissement matériel.

Au quotidien avec les entraîneur•ses :

  • Animer l’engagement des entraîneur•ses et la cohésion,
  • Vérifier la satisfaction des coureur•ses et des familles,
  • Évaluer la performance du dispositif,
  • Mettre en place des projets ou des actions au service de la performance.

Quelles sont les contraintes personnelles du métier ?

La fonction nécessite de l’organisation, de la rigueur des outils.
Une partie du temps doit être réservée pour la coordination avec l’équipe ainsi que pour les familles ou les coureur•ses pour expliquer, informer, réguler ou orienter.
La coordination peut nécessiter des actions professionnelles en dehors des horaires classiques de travail pour animer des séquences avec les familles ou les entraîneur•ses en soirée ou le week-end.

Quel parcours pour y arriver ?

La plupart du temps, le•a coordinateur•rice a déjà entraîné plusieurs tranches d’âges dans son club avant de devenir responsable. Le plus souvent, il•elle a déjà encadré des stages régionaux et coaché une délégation au championnat de France.

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Et ensuite, quels cursus et carrières ?

On peut se spécialiser dans la dimension sportive et développer le projet sportif du club vers les pratiques de haut niveau.
La dimension de coordination peut aussi être renforcée pour se diriger vers des postes de direction générale.

Évolutions professionnelles, quelles passerelles ?

La compétence de pilotage d’un dispositif et de management d’équipe sont valorisables pour intégrer des structures sportives plus conséquentes ou pour réorienter sa carrière hors secteur du sport.